Pour en savoir plus sur les fascias…

Les fascias entourent, protègent, nourrissent, séparent, compartimentent, relient, les différentes structures du corps : muscles, os, organes et nerfs.

​L’ensemble du tissu conjonctif fascial forme comme une grande toile d’araignée qui s’étend du sommet du crâne jusqu’au bout des doigts et des orteils.

Tout mouvement à un bout de la chaîne se répercute sur l’ensemble du réseau. Toute tension sur les chaînes fasciales liée à un stress physique ou émotionnel a donc un effet sur l’équilibre global du corps.

​Les fascias peuvent ainsi se rétracter, connaître des micro contractions qui peuvent favoriser l’installation d’une symptomatique douloureuse et pathologies associées.

​La fasciapulsologie vise à lever les blocages existant sur les chaines fasciales.

​Libérer régulièrement les tensions fasciales a ainsi un rôle préventif de survenue de problématiques diverses…

LE FASCIA ET LA PULSOLOGIE 

1. LE FASCIA 

Un groupe de recherche, le Fascia Research group[1], a créé une définition à référence universelle du fascia. 

Le fascia est « un tissu conjonctif omniprésent dans le corps humain. Il forme une matrice qui sert de support à tout l’organisme. Les fascias interpénètrent et entourent tous les organes, les muscles. »

La première fonction du fascia est donc d’assurer la continuité tissulaire au sein de l’organisme, d’où la possibilité de le considérer comme un organe à part entière qui relie toutes les parties du corps. 

Selon le Dr Jean-Claude Guimberteau, chirurgien plastique à Bordeaux, « le fascia est le réseau fibrillaire, continu, sous tension qui existe à l’intérieur du corps, depuis la surface de la peau jusqu’au noyau de la cellule… mobile, adaptable, fractal et irrégulier, il constitue l’architecture structurelle fondamentale du corps humain.» 

« Ces observations (par endoscopie videophotographique) donnent naissance à un nouveau paradigme : le tissu conjonctif, le réseau fibrillaire fascial, est en fait le tissu constitutif. Il ne peut plus être considéré comme un tissu de rembourrage ou un lien passif entre les organes principaux du corps…. .»[2]

« Cette architecture fibrillaire est conçue pour permettre une mobilité interne maximale de tous les organes dans toutes les directions et pour s’adapter, en se déformant, à toutes les contraintes imposées au corps humain. La continuité tissulaire est quant à elle garante de l’unité fonctionnelle grâce au maintien de la forme corporelle et de son intégrité. »[3] Ceci introduit la notion de biotenségrité. 

Sensible aux phénomènes physiques internes (tension tissulaire, pression capillaire, température, échanges gazeux…) et externes (chutes, blessures, stress, …), le tissu vivant perçoit et répercute ces influences dans son réseau d’un point à un autre du corps. 

Andréas Schilder [4] a montré en 2015 que le fascia était plus sensible à la douleur que le muscle ou la peau et qu’il était la seule structure à solliciter la part émotionnelle de la douleur. 

a) Origine du fascia


Le fascia est issu d’un feuillet embryonnaire : le mésoderme. Il prend différentes appellations selon sa situation anatomique : 

♦ Le fascia entourant les muscles se nomme le périmysium.


♦ Le fascia entourant les nerfs se nomme le périnèvre.


♦ Le fascia entourant les os se nomme le périoste.


♦ Le fascia entourant les organes de l’abdomen se nomme le péritoine. 

♦ Le fascia entourant le cœur se nomme le péricarde. 

♦ Le fascia entourant les poumons se nomme la plèvre. 

♦ Le fascia entourant le cortex se nomme les méninges…


Ce tissu enveloppe intimement chacune des autres structures naissantes : muscles, organes et nerfs. 

b) Les multiples fonctions du fascia 

Le fascia est le premier garant de l’équilibre de toutes les fonctions du corps et du maintien de notre bonne santé. 

 rôle de soutien 

Il est le garant de l’intégrité anatomique et physiologique du corps humain par le maintien de la posture et la contention des organes. Sa fonction d’amortisseur lui permet d’absorber les chocs en prenant en charge une partie de l’intensité des forces évitant ainsi une surcharge des tensions et un endommagement des muscles et les organes. 

 rôle de protection


Il a un rôle de protection des différentes structures du corps contre les tensions, les agressions, le stress.


 rythme et communication entre les cellules 

Une rythmicité globale d’expansion et de rétraction anime les os de mouvements de rotation externe et interne, et est due au cycle de production/résorption du liquide céphalo-rachidien qui envoie son flux en tous points du corps via la trame fasciale[5].

Il est la courroie de transmission des forces coordonnant et mettant le corps en mouvement (capillaires des vaisseaux sanguins et lymphatiques avec ramifications nerveuses). 

 rôle de nutrition 

Le fascia contient des cellules conjonctives (fibroblastes) qui peuvent se spécialiser selon les besoins pour augmenter l’épaisseur du tissu conjonctif, aider à réparer tendons et ligaments et former du tissu cicatriciel. 

 rôle de défense


Le tissu conjonctif a un rôle capital dans la défense de l’organisme contre les agents pathogènes et les infections. 

2 – LA PULSOLOGIE 

La pulsologie consiste à utiliser le réseau artériel et son rythme sanguin pour entrer en contact avec les zones en lésion du corps. Le pouls artériel est un des témoins de la bonne respiration des tissus et correspond à une perception de la qualité du flux sanguin. 

Une réduction de la motilité du fascia conduit à des raideurs tissulaires et un épaississement du tissu conjonctif. Ce phénomène, s’il a lieu, a pour effet de réduire la capacité de circulation et d’oxygénation du sang à travers ses différents systèmes (artériel, veineux et capillaire). 

Ainsi, le corps se trouve gêné dans son processus de désintoxication mais aussi dans celui de la nutrition cellulaire à travers les capillaires sanguins présents dans le tissu conjonctif. 

La qualité et la bonne santé d’un tissu dépendent donc de son rythme sanguin et de sa pulsation. 

La réharmonisation liquidienne améliore la circulation artérioveineuse et lymphatique et facilite les échanges entre les cellules. 


[1] International Fascia Research Congress – http://fasciacongress.org/about.htm 

[2] L’architecture du corps humain vivant, JCG, Ed. Sully

[3] Traduction de la présentation Fascia Sliding de J.C. Guimberteau, FRC 2015 

[4] https://youtu.be/pVRzBosOZ5s

[5] www.visionmasso.com